mercredi 8 décembre 2010

Opération de ratissage de la Police nationale à Cotonou:53 individus arrêtés, motos et chanvre indien saisis

Les face-à-face entre flics et communautés vivant dans les ghettos de Cotonou sont plus que jamais à l’ordre du jour à l’approche des fêtes de fin d’année. C’était le cas ce mardi 07 décembre 2010. L’opération a conduit à l’arrestation de 53 individus. La police a également saisi huit motos et des variétés du chanvre.
Redoutant le danger que constituent les ghettos pour les paisibles populations de Cotonou en cette période de fin d’année, la Police nationale multiplie les descentes dans ces milieux renfermés sur eux-mêmes, où les produits prohibés sont commercialisés et consommés sur place par une communauté qui se singularise par ses comportements suspects. En effet, après leur descente musclée le 03 novembre 2010 dans plusieurs ghettos de la capitale économique, les flics ont renouvelé l’expérience le mardi 07 décembre 2010. Ils ont fait irruption dans ces nids qu’abritent les quartiers Sikècodji, Zongo, Gbégamey et dans les encablures du hall des arts loisirs et sports. Ce n’était pas forcément l’opération la plus réussie ces derniers temps, mais elle a une nouvelle fois porté ses fruits. 53 individus suspectés d’être nuisibles à la population ont été arrêtés contre plus de 100 en novembre dernier. De plus, huit motos abandonnées par certains qui ont réussi à passer entre les doigts de la police ont été récupérées. La moisson comprend aussi une quantité non négligeable du chanvre de différentes variétés. Les personnes appréhendées sont pour la plupart, acheteurs et vendeurs d’objets volés. Elles constituent également une sérieuse menace pour la communauté dont les membres sont souvent agressés par elles au moyen d’armes légères. Dans les commissariats d’arrondissement ou centraux, les plaintes contre ces hors-la-loi se multiplient et s’accumulent ces temps-ci. C’est pour cette raison que les responsables en charge de la sécurité dans la ville de Cotonou appellent les habitants à redoubler de vigilance et à collaborer étroitement avec la Police nationale, afin que ces ghettos soient rasés. Selon le commandant du corps urbain du commissariat central de Cotonou, Deen Imorou, cet appel est pressant d’autant plus qu’en période des fêtes de fin d’année, les actes et les crimes les plus ignobles sont commis à répétition. Souvent mal habillés et crottés, les intéressés manquent du minimum vital mais parviennent à s’offrir de maigres revenus quotidiens qu’ils dépensent dans ces ghettos sans réserve. Alternant vol et activité de racolage sur les parcs de véhicules de transport inter villes, ils doivent leur salut à des actes répréhensibles qu’ils commettent avant de trouver refuge dans ces zones retranchées. L’arrivée du commissaire Louis-Philippe Houndégnon à la tête du commissariat de la ville est une véritable arme dont dispose la Police nationale pour mener la vie dure à la pègre. L’homme est connu pour sa ténacité et son engagement à lutter contre le grand banditisme. Ce n’est donc pas les ghettos qui lui donneront du souci. Cependant, il lui reste à démontrer qu’il est un homme de terrain. Et ce n’est pas que dans les ghettos qu’il le prouvera.

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