jeudi 9 décembre 2010

Risques d'incendie à la préfecture de Porto Novo

Les services abritant la première autorité des départements de l'Ouémé et du Plateau sont en danger. Et pour cause, une maison qui fait corps à la préfecture de Porto-Novo est transformée en un centre discret de trafique et de vente d'essence frelatée. Pourtant, une incendie provoquée par ce liquide inflammable a surgi sur ces lieux dans un passé récent sans inquiéter les travailleurs de cette administration, encore moins les autorités.

Si les dégâts de tout genre provoqués par l'essence frelatée partout dans le pays font craindre ce liquide facilement inflammable de tous, cela semble ne pas être le cas pour les responsables de la préfecture de Porto-Novo. L'on ne peut penser autrement avec le constat inquiétant que notre équipe de rédaction a été amené à faire cette semaine juste à côté de la première administration des départements de l'ouémé et du plateau. Il se vend allègrement sans la moindre crainte de dissuasion de l'essence frelatée communément appelée kpayo. Stockée dans des bidons de 50 litres en quantité industrielle, le kpayo est vendu à longueur de journées au vu et au su de tous exposant ainsi à de graves risques d'incendie aussi bien les usagers de la préfecture que ceux qui y travaillent. Pis, ce centre de commercialisation d'essence frelatée a fait dans un passé récent l'objet d'une incendie qui heureusement n'a enregistré aucun dégât humain. Mais cela suffit-il pour justifier le silence coupable, que dis-je la caution des autorités de l'Etat décentralisé qu'est la préfecture de l'Ouémé-Plateau.
De toutes les façons, une mesure d'urgence s'impose non seulement à l'autorité préfectorale qui doit prendre au plus vite ses responsabilités pour éviter le pire, mais aussi au commissariat central situé seulement à quelque lieu de là. Les populations riveraines et les usagers de la préfecture de Porto-Novo en sont préoccupés et ils attendent la prompte réaction des autorités.

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